La question Juive

LA QUESTION JUIVE

La question juive

Je n’assisterai pas à l’enterrement de mon père. Ma mère m’a dit dans la soirée précédant son décès qu’aucun rabbin, ni rabbine libérale n’était présent le jour des enterrements de son père et de sa mère (mon grand père et ma grand-mère).  J’ajoute que j’ignore également  le nom de la ville  ou des villes où sont enterrés mon grand père et ma grand-mère (le père et la mère de ma mère) et que ma mère et son père (mon grand père) n’ont jamais mis les pieds dans une synagogue. Ce refus d’affiliation à un régime mortuaire ne signifie pas pour autant que mon quotidien se soit affranchi de cette problématique désignée par certains sous le vocable de la question juive et par conséquent de son corolaire la question du territoire. Pour des raisons qui sont directement et exclusivement liées à la certitude d’un sentiment d’abandon immédiat que je ne suis jamais parvenu à m’expliquer, j’avais accepté de me rendre à l’enterrement de la mère d’un collègue-cinéaste d’expression francophone qui avait adopté avec sa nouvelle épouse l’ensemble des rites religieux observés par la communauté juive dans la soirée qui avait précédé son auto-exclusion d’un groupe post situationniste  non sioniste. La brutale accélération de mon rythme cardiaque qu’avait provoqué à cette occasion le frottement de la kippa sur mon chevelure alors abondante n’avait pas tardé à se transformer en une crise d’asthme qui avait achevé de me convaincre que mon sentiment  d’abandon immédiat m’interdisait de me projeter dans l’éclosion d’une amitié avec ce collègue francophone. L’illusion qui aurait résulté de cet embrasement imprévu de mon psychisme serait entrée en contradiction avec la jouissance de l’usufruit de mes continuités dialoguées qui sont précisément fondées sur la transfiguration d’un perpétuel sentiment d’abandon dans ce que je nomme le miracle d’une rencontre. (Je tiens cependant à préciser que derrière ce terme de miracle ne se cache aucune intervention divine). Il est inutile de se voiler la face. Je ne suis pas enfermé dans le labyrinthe d’une fuite perpétuelle. Je fais simplement preuve de lucidité. Mon présence dans une communauté juive, amoureuse, situationniste sioniste,  ou cinéaste-auteur en lutte signifierait que  le cri serait caduc.

Myriam II ou un reportage vérité au cœur de la Sainte Russie

L’invitation du fondateur du  collectif les Rachel’s à assister en sa compagnie à une célébration du sabbat dans une synagogue libérale m’a dans un premier temps profondément soulagé. Mon incapacité à m’abandonner dans l’illusion d’une éclosion amicale, amoureuse ou sexuelle m’impose de m’entourer de partenaires artistiques ou politiques qui, en niant l’évidente constatation de  leurs perpétuels sentiments d’abandon, ont fini par se  murer dans leurs  consensuels verbiages gauchistes. Le remplacement de mes stations prolongées dans  la web radio radar par mon adhésion dans le collectif les Rachel’s ne pouvait dans ces conditions que  faciliter la rupture du nœud œdipien qui  entrave le renouvellement de ma démarche cinématographique. Je ne suis en aucune façon le jouet de mes pulsions artistiques. Mon recentrage de mes liens amicaux ne m’impose  pas de rendre des comptes à ma tante genevoise qui a épousé le frère de ma mère ( mon oncle) qui fut un des dirigeants des Jeunesses Communiste  et qui fut  par la suite  élu  par ses paires à une fonction d’administrateur chargé de la commission de l’insertion professionnelle au sein de la société des auteurs d’expression francophone. Mon double identitaire de la continuité dialoguée de mon film Myriam II ou un reportage vérité au cœur de la Sainte Russie était à mon sens tout à fait autorisé à rappeler sans aucune fioriture cinématographique d’aucune sorte, que j’étais au même titre que tous les antisémites, responsable du suicide de Myriam.

La question juive (suite)

Je ne m’étendrai pas sur les circonstances qui ont conduit le fondateur du collectif les Rachel’s et ses deux compagnons  à entraîner un ancien dirigeant des Jeunesses Communistes à assister en notre compagnie à une célébration du sabbat dans une synagogue libérale. Notre présence effective dans les murs de cette synagogue libérale correspondait aux objectifs clairement assumés du collectif les Rachel’s. Nous nous étions  mutuellement persuadés qu’en amenant la rabbine  libérale de cette synagogue  à prendre la décision de projeter dans une des salles annexes de la synagogue le  film collectivement réalisé en Israëlpalestine par le fondateur du collectif les Rachel’s et  ses deux compagnons , il nous serait possible d’enfoncer un coin dans l’ultralibéralisme qui avait pris le pouvoir dans la communauté juive. Les décisions d’infiltration programmée d’éléments trotskistes de cette même communauté juive dans les rédactions des médias dominants avaient eu pour principal effet, selon l’analyse succincte du collectif les Rachel’s, de marginaliser l’idéal du kibboutz qui en se fondant sur une mutualisation de la production de pamplemousses dans les sables du Sinaï  ne pouvait  que heurter par sa radicalité post bolchévique les convictions d’un lectorat de la presse papier bourgeoise qui préfère manifestement se satisfaire de son petit train train non blindé comme celui de Lénine qui ouvre les portes coulissantes d’une autosatisfaction fondée  sur une indignation engendrée à intervalles plus ou moins réguliers par la lecture  des malheurs du monde en général et de la Bande de Gaza en particulier. J’ai enfoncé mon bonnet pointu sur mon crâne.  La rabine libérale a entamé la lecture successive d’une demi douzaine de versets de  la Torah ponctuée par un piano qui chacun en conviendra ne correspond à aucune tradition millénaire, ou tri-millénaire, puisque Joseph ne traversa pas la Mer Rouge avec un piano. Les membres de la communauté juive se sont levés et se sont relevés, et le seul commentaire du texte lu par Babette la rabine libérale, fut prononcé par une femme énigmatique au visage carré barré par de  petites lunettes rondes qui me rappela dans un mélange d’intonations de Marlène Dietrich et d’Emma Goldman que le port de la kippa était obligatoire dans cette synagogue libérale. Ma formation léniniste m’a immédiatement permis de prendre conscience que le rapport des forces n’était pas en ma faveur. Je me suis  éloigné du rouleau de la Torah suspendu à ce que j’ai cru distinguer être un manche à balai, j’ai longé une gravure allégorique, j’ai ôté mon bonnet pointu devant le vigile de confession musulmane qui gardait le sas blindé,  mon buste  s’est incliné par trois fois devant une affiche placardée entre deux affiches d’appel à financement qui rappelait que la communauté juive avait une fonction éducative et le vigile de confession musulmane m’a aimablement conseillé d’appuyer sur le bouton gris qui commandait l’ouverture et la fermeture du sas blindé. J’ai suivi ses conseils. J’ai enfilé mon bonnet pointu sur ma chevelure dispersée et je me suis mis à tourner autour de la synagogue.

La synagogue

J’ai peur. Je suis terrorisé. Je cours autour de la synagogue libérale. J’ai été une nouvelle fois incapable de m’intégrer à une communauté formée d’individus librement constitués. Je m’arrête de courir. Je ne me souviens plus de la réponse que j’avais donné à la passante qui m’avait demandé à mon retour de Mexico pourquoi je pleurais sur un passage clouté. J’arrête de courir autour de la synagogue libérale. Je me raccroche à l’espoir parfaitement saugrenu que le fondateur du  collectif les Rachel’s va chercher à me joindre sur mon téléphone mobile. Je recommence à courir autour de la synagogue libérale. Mon double de moi même  lutte contre l’idée  saugrenue d’appeler le fondateur du collectif les Rachel’s sur son téléphone mobile. Je dois faire preuve de ce réalisme qui a si souvent manqué à la génération  de nos parents empêtrés dans leurs refus de toute forme de messianisme éclairé. Il est parfaitement vain et saugrenu de critiquer la vie privée d’une rabine libérale, d’un volontaire de l’armée française ou d’une cinéaste auteur en lutte  pour la défense de notre exception culturelle. Les décisions des commissions d’attribution des bourses des continuités dialoguées ne sont pas soumises à un droit de rectification. Je ne suis pas une exception. Il est  impossible  de s’abstraire des règles standardisées qui régissent  un comportement dans une synagogue libérale ou dans toute  autre entité territoriale limitée par des portes et par des fenêtres à double vitrage. La seule question qu’il me reste à résoudre parmi l’ensemble des règles standardisées consiste à trouver le mécanisme qui commande l’ouverture des portes de notre psychisme. La culture française existe. C’est une évidence. Et ma peur à ce jour inexpliquée de mon abandon immédiat ne doit pas  faire le jeu des ultralibéraux qui sous prétexte de défense de l’initiative individuelle conteste l’usufruit de toute démarche collective désintéressée qui pourrait  expérimenter de nouvelles formes de démocratie participative dans une résidence d’artiste d’expression francophone.

Le collectif des Rachel’s

Je me suis trompé.  Je me trompe souvent. Ou alors je désire me tromper pour me prouver que je ne dois pas dissoudre mon identité dans un sentiment amoureux ou amical qui  me forcerait à m’interroger sur un système fondé sur la projection de ma propre absurdité sur des règles standardisées qui échappent à notre contrôle et à notre raison. La sonnerie de mon téléphone mobile retentit dans la poche latérale de mon pardessus autrichien. Le fondateur du collectif les Rachel’s  me demande de le rejoindre immédiatement dans la brasserie calfeutrée située sur la gauche du sas blindé de la synagogue libérale.

La brasserie calfeutrée

Je traverse en courant l’avenue placée sous la protection de la mitraillette de l’engagé volontaire de l’armée française. Je prends place sur la banquette de la brasserie calfeutrée. Je ne présente aucune excuse. J’ai toujours assumé mes errances et je n’avais en ce sens aucune raison de  laisser entendre que mon verbiage aurait pu être la cause de mon expulsion par un vigile de confession musulmane d’une synagogue libérale qui œuvre pour un dialogue inter religieux. Je suis parfaitement capable de céder à un élan de sympathie qui pourrait s’apparenter à une certaine forme de confort intellectuel qui, fort heureusement, ne m’impose pas de me plier à une discipline d’un groupe. Et j’ajoute pour en finir avec la question qui poserait cette éventuelle présentation de mes excuses que  je suis tout à fait capable en certaines circonstances de pénétrer de mon sexe  l’intérieur d’un sexe d’une femme miraculeusement rencontrée.

Commentaire numéro un

« Le Talmud est fondé sur le commentaire du commentaire »  dis-je d’une voix aussi posée que calme

Commentaire numéro un – suite

 « La rabine libérale n’est pas une rabine respectable » dis-je d’une voix aussi posée que calme

Commentaire numéro un – suite

« La rabine libérale s’est appropriée  du haut de son estrade  l’ordre du jour d’une assemblée librement réunie un samedi matin » dis-je d’une voix aussi posée que calme

Commentaire  numéro deux

 « La Rabine libérale s’est donc rangée dans le camp des antisémites qui affirment que les juifs dirigent par leurs complots le monde et ses républiques républicaines » dis-je d’une voix aussi posée que calme.

Commentaire numéro deux suite

« Ta critique du rôle de la rabbine est en parfaite contradiction avec ta critique de l’emprisonnement que constituerait un territoire qui n’est qu’une limite géographique » note l’ancien dirigeant des jeunesses communistes

Commentaire numéro deux suite

« Comme dans n’importe quel Congrès du Parti Socialiste, les propositions de souscriptions affichées dans un hall d’entrée et de sortie de cette synagogue libérale puisent leur justification dans les bas fonds de l’éducation populaire qui omettent de préciser dans leurs règlements intérieurs, comme dans le cas de cet appel à un week-end inter-religieux libéral, que les pauvres en ont marre d’être pauvres » dis-je d’une voix aussi calme que posée.

Commentaire  numéro trois

« Tu emploies les mêmes méthodes que l’extrême gauche antisémite » note le fondateur du Collectif les Rachel’s

« Je ne reproche pas à la Rabine  libérale de chanter faux »dis je d’une voix aussi calme que posée

 « Tu commences par t’emparer d’une phrase sans tenir compte de son contexte,  tu t’acharnes ensuite à présenter ce détournement de  cette même phrase comme une vérité historique qui te permet par une ultime provocation de t’attirer les faveurs d’un public que tu sélectionnes en ne prenant comme critère que leur malaise face à une hiérarchie des valeurs qui échappent à leur quotidien» confirme l’ancien dirigeant des jeunesses communistes

« Je reproche à la rabine et au pianiste de chanter et de jouer du piano avec indifférence » dis je d’une voix aussi posée que calme

 « Toute l’extrême gauche n’est pas antisémite, note un des compagnons du fondateur du collectif les Rachel’s

Commentaire numéro quatre

« Heureusement et par chance mes crises de panique récurrentes ne surgissent que  dans l’obscurité de la nuit. Je devrais laisser la lumière allumée. Je ne comprends pas. Je n’ai jamais rien compris. Je  ne suis pas allé à  l’enterrement de Myriam et je ne sais pas si elle n’est pas morte d’un simple arrêt cardiaque. Il est toujours possible de mourir d’un arrêt cardiaque. Mon père se souviendra toujours de l’éclat de colère dans les yeux de ma mère, son épouse, lorsqu’elle est morte dans ses bras en pleine  nuit un dimanche d’octobre…Octobre…les communistes, eux aussi ils se sont trompés. »

Commentaire numéro cinq

« Tu es d’un rare mépris, un rare mépris,  un rare mépris » répète par trois fois  le fondateur du Collectif les Rachel’s

Commentaire numéro six

« Ma mère m’ayant régulièrement rappelé que la notion de péché étant absente de la religion juive, je pensais que cette égalité devant un créateur à notre image était incompatible avec la prise de parole unilatérale d’une rabine libérale » dis je d’une voix aussi posée que calme.

«La communauté  ne commente pas la Torah le samedi parce que la multiplication des interminables commentaires quotidiens d’une minorité des fils de la communauté rend indispensable de respecter le repos hebdomadaire de la majorité des mères de la communauté » note l’ancien dirigeant des jeunesses communistes.

Commentaire six suite

« Tu es venu avec l’idée de régler des comptes avec une synagogue libérale qui est l’objet des actes de la partie la plus réactionnaire de la communauté juive » note le fondateur du collectif les Rachel’s

 «Tes déplacements constants entre les bornes successives de tes résidences d’artiste t’imposent de te retrancher derrière ton narcissisme» note l’ancien dirigeant des jeunesses communistes

« Je suis prêt à reconnaitre mes erreurs » dis-je d’une voix aussi posée que calme

« Ta seule problématique consiste à nous interroger sur le mécanisme qui te permettrait de prendre d’assaut une tribune qui en nous renvoyant à ton seul narcissisme,  nie la nécessité de notre transmission collective, note le fondateur du collectif les Rachel’s

« Si notre créateur était à l’image d’une vache charolaise, l’humanité serait constituée de vaches charolaises » dis-je d’une voix aussi posée que calme.

 « La communauté juive se fiche de ton verbiage, note le fondateur du collectif les Rachel’s

« Je suis prêt à reconnaitre mes erreurs » dis-je d’une voix aussi posée que calme

« Tu es incapable d’écouter le silence, note l’ancien dirigeant des Jeunesses Communistes

« Tu es autocentré, note le fondateur du collectif les Rachel’s

« Je suis prêt à envisager mon exclusion du collectif les Rachel’s » dis je d’une voix aussi posée que calme

Commentaire neuf cent quarante deux

« La vie n’est pas une assurance vie. Le réel est  imposture. Votre réel permet de justifier l’injustifiable précisément au nom du réel, du pouvoir et donc du pouvoir du réel. L’ouverture filmée d’une porte ou d’une fenêtre à double vitrage n’annonce pas un changement imminent dans le déroulement d’une dramaturgie engoncée dans des personnages immédiatement identifiables par leurs fonctions sociales. J’ai parfaitement le droit de déclarer, même si la communauté juive et non juive s’en fiche éperdument, que le commentaire doit se substituer au pragmatisme attaché désormais à toutes les formes d’expression cinématographique d’avant ou d’arrière garde. Le commentaire n’est pas un texte. Et encore moins les intertitres d’une continuité dialoguée.  La résidence d’artiste francophone est commentaire »

Commentaire numéro 8 ter

La question ne repose pas dans les seuls termes d’une éventuelle question mais bien dans la réponse que nous attendons  afin de combler nos craintes d’une séparation conjugale ou pacsée. Le gérant responsable de la brasserie calfeutrée met rapidement un terme à mes justifications embrouillées concernant le trouble qu’a provoqué mes commentaires  sur une clientèle calfeutrée et habituée au train train non blindé contrairement à celui de Lénine. L’analyse du militant trotskiste qui me téléphone dans un intervalle compris entre deux et cinq semaines et demi présente un certain nombre de similitudes avec un principe de réalité qu’il est impossible de dépasser. Je trouverai toujours un certain nombre de consciences charitables qui prendront un certain plaisir dans une écoute distraite de mes commentaires. Le gérant de la brasserie a sans aucune pression de ma part  publiquement déclaré  depuis le marbre éclatant de son comptoir que nous aspirions tous à des paroles sincères qui tranchaient avec la démagogie ambiante de notre classe politique.

Souscription à l’édition originale à tirage limité et numéroté de quarante exemplaires

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les hommes prophétiques film de Merejkowsky

Publié par merejkowsky

L'artiste n'est pas Dieu. Il est réceptacle. Mes films, mes récits, mes bandes sons, sont commentaires Et espaces de confrontation. En ce sens mes films écrits bandes sons sont libres de diffusion à l'exception des membres des conseils d'administration des sociétés dites d'auteur

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